Zoo Sauvage

Elles ont fait les cent pas
Ces bêtes qui ne regardent personne
Emmurées sans débat
Dans ce petit espace qu'on leur donne.
C'est toujours sous couverture que l'on se rend visite
Des mots comme barreaux pour nous tous, non-voyants,
Faux entendants, croyant toutes les pellicules.
Et personne ne recule
Là où l'herbe et le ciment sont claustrophobes
Et font chavirer ceux cherchant partout l'opprobre
Le problème vient du don accepté, sans restriction
Le problème est que les entrailles sont entredéchirées devant les toges pourpres.
Le Dieu païen, lui aussi, a décidé de se déguiser
Masquons la Bête, irritons le vrai
Alors que fait-on...?
Jouons, jouons...
Sauf que tu n'as changé pour personne d'autre que toi
Et des mains armées te fixent... pourquoi?
Ils veulent bien te voir reculer
Ils veulent bien t'entendre meugler, te voir regarder le ciel avec un air songeur, tant que tu ne touches pas aux chaînes entourant les moeurs.

- Chloe Galland -

Ode à notre commandant suprême des armées

Braveant tout danger, toute méprise et tout ce qui t´es étranger,
tu persiste et signe à la pointe de ton épée, car tel le chevalier,
habile, tu sais chevaucher, combattre et te montrer rusé.
Tu continues coûte que coûte, en cela tu es mémorable,
rassure toi mon petit, tu resteras dans les annales,
pour sûr qu´un jour un artiste te consacrera une biennale.
Que d´énergie a te montrer sur de toi, sans faille, au service des lois,
tel le justicier masqué, tu rôdes tapis dans les bois,
tu surgis sur toutes actualités, brandissant ton blason, tu es roi.
Le temps s´égrène, le sablier n´a pas son pareil pour être oublié,
depuis quand es-tu là déjà pour nous sauver ?
Moi je t´attends, je sais que tu viens bientôt, le chemin me montrer.
Sur ma cheminée de fortune j´ai accroché une chaussette,
je pense que tu passeras par la, comme le grand barbu, peut être.
Le braises sont encore ardentes, prends donc garde à tes fesses d´ esthète.

Nous marchons

Nous marchons, tel des enfants sages vers l´inconnu, obscur,
en quête de réponses à nos songes ;
traversant toutes les contrées du temps,
nous rencontrons de ci de là des formes errantes qui parfois nous rassure.
La joie nous prend de cours de part ses appritions
qui tel des séismes vous rendent fragile et sensible à la fois,
mais laisse surtout un sentiment d´inachevé, lorsque le doute,
revanchard s´il en est, récupère sa dominante position.

Nous marchons, continuant malgré tout d´avancé dans la pénombre,
sûr de trouver au bout du sentier,
les solutions à nos méandres et une place pour nos rêves,
restants nos meilleurs armes face au néant et son armée des ombres.
La sollitude nous menace sans cesse de ses dents acérées,
quand le vide nous entoure,
la vie est alors telle une pièce totalement ronde,
nous ne trouvons nulle part où nous y accrocher.

Nous marchons, la tête haute, face au vent,
qui nous pousse encore à forcer nos appuis,
emportant avec lui les bribes du passé
que nous tentons d´effacer maintenant.
Le bonheur, métaphore jusque là inexistante, nous vient soudain
lorsque la rencontre de la chance et du destin,
crées de leur opposition, un arc-en-ciel de vitalité
nous vidant de nos plus troubles pensées.

Et nous marchons alors plus vite que jamais,
tourbillonant au-dessus des villes et des campagnes,
admirant la beauté qui nous entoure,
sans questions obstruant cette incompressible volonté qui nous paraît.
Alors la tristesse, qui choisi non sans raison son instant,sort son épée pointue comme tant d´autre,
nous poignarde le flan,
et nous marchons tel des enfants vers l´inconnu, blanc.

Son café est froid

Posé sur la table, il est frontière, limite sensible entre elle et moi.
Il fume et jouit de la lumière, du soleil il transforme les rayons,
sa peau se teint d´ocre, de brun ou de noir, son odeur est vive, sa chaleur donne espoir.
La tasse est pleine, l´arôme nous embaume, elle parle, chuchote,
cernés que nous sommes, ses mots sont des fantômes.
Elle parle, s´enfuit, s´isole dans des reflexions abritants l´ennui,
pleure, s´arrête puis reprends son discours, me sourit.
Elle se saisit de sa coupe puis aussitôt la pose, troublée,
la surface se décompose, les ondes se reflètent sur le corsé ;
elle laisse éclater sa peine, chagrin enfoui, immense,
dépouillée d´esprit, sa tristesse est mélancolie souterraine.
Nos visages sont alors totalement dessinés, flous, sans émoi,
je ne pourrais donc y arriver, trop tard, son café est froid.

Le sait elle...

Elle fait fît du temps qui passe, elle le transcende depuis ces jours,
où la vie la poussée aux orties, dans cette prison sans amour.
Elle a vécu comme tant d'autre, ces moments de chagrins,
sans aucun apôtre pour lui faire entrevoir le chemin.
Elle pleure, elle sourit avec sa carapace ne laisse personne entrer,
cela me paraît injuste, violent, moi je pensais avoir la clé.
Elle peut vous faire douter par ses mots et ses phrases insensés;
quand le regard des gens s'enlaidit, il ne peuvent pas accepter,
la différence qu'elle a su mettre pour construire sa réalité.
Elle divague, s'embourbe et revient dans le sens de la marche,
elle vous perds dans un discours, se perds elle même, s'attache,
invente une folie qui n'a aucune attache, absurde et belle, elle l'est,
vous ne pourrez défier, ses arguments sont fait d'airs et poussières,
sa nature n'a plus nos règles, nos lois, nos budgets tronqués.
Elle n'est pas ce que j'ai pu espérer, une épaule tendre et douce,
irréelle dans sa solitude d'ange bléssé, elle fuit avec beauté.
Sent-elle que je suis esclave de toutes ses volontés ?
Elle est touché, faible.
Elle se décrépit, n'a plus l'énergie que possède ses personnes qui parfois la malmène.
Elle est folle, seul et triste, n'a pas de perspectives de carrières,
aucunes pistes, rien n'est offert à elle, elle est ma mère,
et persiste.
Elle n'est pas, elle fut ; elle sera peut être un jour,
sans refus, celle que j'imaginais, je m'en fous pour toujours,
je l'aime quand bien même vous pourriez en doutez,
je l'aime de nos chemins mêlés, de notre raison propre, nos idées.
Je l'aime.











Regards croisés tel un strabisme convergent sur l'album ? Latitudes ? du groupe ? Miasma and The Carousel of headless Horses ?.

Tony Michelli : Enivrant dès les premières notes, comme sortie d'un conte de fée où la fantaisie et la malice règnent en maîtresses. La construction est basée sur une intro, éléments perturbateurs, dénouement et pour aboutissement la Reine décapitée façon Frères Grimm. Berceau de mon enfance. Une sorte de bien-être parasite, cet album planant (telle une ombre) et progressif, travaillé en profondeur; marqué par une ambiance post-apocalyptique mêlée d'espoir, d'invocation toutefois empreint d'un passé nostalgique voire spectral. Imminent et sombre.

JR : Soudain les notes se dressent et se mettent à danser, obsédantes, curieuses. Lorsque les cordes atteignent leur paroxysme sonore, entre, avec perte et fracas, cette machine aux rythmes percutants, viscéraux et tous s'unissent alors pour nous conter cette étrange histoire faite de personnages brumeux, ténébreux et irréels. Fantastique.

Jérém' : Inquiétude perpétuelle d'une ville sombre où déambule l'onirisme de la vie. Chaque parcelle symphonique restitue en moi une folie salvatrice qui laisse très vite place à une rage odorante. Tout n'est que silhouette. J'observe, sans voir. Combat symptomatique écrasé. Entre explosion rythmique ou lyrisme déprimé, je ferme les yeux.

JoaN :Miasma, MishimA Du pareil au memE "M" majuscule et sonorités japonaises m'élèvent dans leurs univers euphoniques. Ces sons me poursuivent, me traquent, me hantent et les esquive, ils me rattrapent, m'agressent, m'oppriment et les refoule, ils me sautent dessus, brandissent un sabre, un katana, me le tendent et l'acceptE Coincé là, entre quatre murs, dans une arène instrumentalisé par les taureaux de leur symphonie, le point de non retour est atteint et m'élève katana en main tel le vaillant MishimA Harakiri, Sepuku, aucunes alternatives et me transpercE Le frottement de la lame en mon for intérieur, entre en murmure dans leur symphonie, tout en respectant leur symbiose harmonieusE

Apprends moi à surfer Julien....

OK, ce serait avec plaisir mais vois-tu je n'ai surfé qu'une seule fois ; alors tu comprends çà me parait compliqué. Ceci dit cela m'avait l'air assez rock'n'roll comme sport. Le soleil, les plages paradisiaques, la mer, les maillots moulants. Bref... le sexe sous le soleil sur une plage paradisiaque en maillots moulants.

Personnellement ma première rencontre, et la seule d'ailleurs, fut assez dantesque. C'était à Palavas avec vagues de 3cm, requins et rochers inexistants, nombre de surfeur : 4 et je me compte dedans. Ce qui ne m'a pas empêcher de me vautrer lamentablement. Parce qu'il faut pas oublier que c'est un sport qui demande physique, mental et tactique.
Un peu comme une première rencontre avec une femme. Mental car il faut se résoudre à l'approcher ; tactique lorsqu'une fois décidé vous devez calculer le meilleur angle d'approche avec phrases préparées bien à l'avance ; et bien sûr physique quand il faut rentrer... dans le vif du sujet.
A près tout c'est vrai, des types sur-bronzés, sur-australiens et sur-baraqués qui se promènent avec des planches de 3 mètres en forme de vagin, si çà c'est pas un appel du pied aux ébats amoureux.

Bon on enlèvera pas aux grands professionnels du surf d'être de réels sportifs qui ont dût ramer pour y arriver (ah elle est bonne celle là).
Sérieusement, si tu veus apprendre à surfer moi je t'invite dans un premier temps à habiter dans les îles, dans un second temps à te muscler et pis si tu peus devenir australien chevelu et blond, ben t'auras peut être une chance de pas être ridicule.

De...

De mes failles me viennent les mots, expressions des mes sentiments, montagnes russes aux cimes parfois enneigées lorsque tempête il y a.

De mon malheur m'apparaissent les idées, déversants la chaleur et le froid sur mon âme, cible influençable, changeante tel ces girouettes poussées par le mistral continu.

De mon passé ressurgissent les démons qui me soufflent leurs désirs et chuchotent à mon oreille quand vient le moment de la décision.

De mon enfance se dessinent les images, prisonnières trop longtemps de leur jaule de vapeur, aujourd'hui compagnes égoïstes de mes écrits.

De ma rage ressort toutes paroles, sans pensées obstruantes, elle transforme et vit dans une bulle infaillible que seul le temps pourra percer.

Regards croisés tel un strabisme convergent sur l'album « 1 3 Blues for Thirteen Moons » du groupe « Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra and the Tra-la-la Band ».

Tony Michelli : Le chant bouleversant, bien loin des quatre
octaves et pourtant si viscéral qu'il en devient un hymne. Un orchestre nommé mélancolie. Une telle force en ressort.
Cinglant parfois sinistre aux débouchés éblouissants, une sorte d'élan où l'espoir laisse une empreinte lacrymale. Bourré de vérité, de pureté. Une découverte inoubliable à faire partager à votre amour, tout en le faisant.

Yoogz : L'écoute de ce disque joue sur les sentiments, on ne sait plus où se placer. La rage, la mélancolie, l'espoir...En Live c'est l'explosion des sens. Je pleure et souris en même temps. Il n'y a pas de mots pour décrire cette musique, c'est tout simplement médusant.

JoaN : Rien, Rien, Toujours Rien. Et soudain, ce Rien cède sa place aux virtuosités sonores. Mes sens s'activent, s'excitent perdent leur Nord. C'est bon c'est ça, je suis mort en partance pour les cieux. Ah ! Non, j'écoute Silver Mount Zion. Un violon, une corde et je deviens archet. Un piano, une touche, noire ou blanche et je deviens doigt. La transcendance me pénètre Ne suis plus Etre et seulement âme Je plane en psyché tel "L'albatros " baudelairien, entre ciel et terre, lune pleine et soleil sanglant. Je suis un rêve que l'on m'invente, dont seuls mes sens ont la clé.

JR : Lorsque nous respirerons la musique nous serons implacablement apaisés par ce rythme, ce tempo, cette voix. La rage sera tapissée en arrière-plan et nous pourrons suivre notre route. Qu'elle soit chaotique nous la traverserons. Qu'elle soit triste nous l'accepterons. Qu'elle soit belle et nous la ferons vibrer.

Le regard

Regardez cette foule qui s'amenuise à mesure qu'elle avance, tel la vague rongée par le temps reprenant son emprise.

Regardez encore ces gens qui perdent le courage, nourriture des braves et enveloppe de l'âme, lorsqu'orage soudain se dresse devant eux la peur détonnante.

Regardez toujours cette horizon, est il visible, pourrait on changer cette ligne que vous contemplez.

Ne regardez pas et l'écume effacera le passé, changera le présent et troublera le futur.